Advance cargo declaration

Communiqué du Secteur prive sur l’Advance Cargo Declaration – ACD

 

Le secteur privé souhaite réitérer sa position sur l’ACD pour clarifier la situation :

  1. Le secteur privé n’a jamais nié la nécessité de sécuriser les ports. Il appelle de ses voeux une initiative dans ce sens.
  2. L’appel d’offres qui a permis de recruter l’ATPMS pour la mise en œuvre de l’ACD est intervenu dans des conditions très discutables.
  3. Les premières opérations faites par l’ATPMS ont montré le manque de professionnalisme de cette société (factures sans les mentions légales obligatoires, logiciel approximatif) et soulèvent de nombreuses questions (virement des redevances à Dubaï).
  4. Le budget d’utilisation des redevances ACD présenté par l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF) en 2016 était un budget dont l’impact sur la sécurisation portuaire  (consultance, ordinateurs et véhicules par centaines de millions) n’est pas démontré.
  5. Tous les techniciens s’accordent sur le fait que le Bordereau de Suivi des Cargaisons (BSC) que le secteur privé paie déjà, bien que axé sur la douane, peut être amendé pour fournir les informations requises.
  6. Le secteur privé, pourtant engagé dans le dialogue public privé (DPP) n’a pas été consulté sur le système ACD. Les dernières déclarations des responsables sur l’ACD ne manquent pas de soulever l’intérêt de la concertation.

De ce qui précède, on ne peut nier les problèmes de transparence et le manque de concertation posés par la mise en place de l’ACD avec l’ATPMS.

A cet égard, le secteur privé remercie les partenaires techniques et financiers de Madagascar qui se sont saisis spontanément de ce dossier au nom de la transparence, tout comme il les remercie d’avoir soutenu le gouvernement et la population de Madagascar lors de la conférence des bailleurs et investisseurs (CBI) à Paris le 1er décembre 2016 et aux côtés du secteur privé le 2 décembre 2016.

Le secteur privé rappelle que le gouvernement par l’intermédiaire du Ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé a signé un accord avec le secteur privé le 1er mars 2016, pour mettre en place un SYSTEME NATIONAL de sécurisation des ports.
Dans ce contexte, l’insistance pour recourir à un prestataire étranger est inexplicable.

Par ailleurs, lors de la dernière réunion du DPP convoquée par le Ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé le 24 février 2017, il a été convenu que les techniciens issus du privé et du public se réuniraient ensemble pour examiner les aspects techniques de ce système national de sécurisation des ports.

Comme il l'a exprimé depuis le début des échanges à ce sujet et soucieux de la compétitivité de Madagascar, le secteur privé renouvelle sa disponibilité à travailler main dans la main avec le gouvernement pour mettre en place le système national de sécurisation de tous les ports malgaches.

 

Antananarivo, le 05 avril 2017

 

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