Madagascar se prépare activement à accueillir le 45e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Sadc. A quelques jours de l’ouverture de l’événement, les préparatifs entrent dans leur phase finale. Cette semaine est particulièrement chargée, marquée par l’arrivée progressive des délégations des pays membres et la tenue de plusieurs réunions préparatoires de haut niveau.
Le président Andry Rajoelina a visité samedi plusieurs sites pour suivre l’évolution des grands projets d’infrastructures qui encadrent ce rendez-vous régional. Sur ces entrefaites, plusieurs grandes rencontres se succèdent. La réunion des hauts fonctionnaires et experts sur le Plan indicatif régional de développement stratégique (RISPD) s’est déroulée le 4 août, puis celle du Comité permanent des hauts fonctionnaires depuis le 6 août jusqu’à demain, suivie du Conseil des ministres de la Sadc du 12 au 14 août. Le Conseil des ministres de la Sadc qui est composé des ministres chargés des FiÂnances ou des Affaires étrangères, supervise la mise en Å“uvre des politiques de l’organisation et prépare les grandes décisions à venir. Il se réunit généralement deux fois par an : en mars pour discuter du budget, puis en août à la veille du sommet annuel. Ce conseil des ministres de la Sadc sera présidé par la ministre malgache Rasata Rafaravavitafika.
Ainsi, demain, les ministres des Affaires étrangères examineront dans la capitale les questions politiques, économiques et sociales de la région avant de les soumettre lors du sommet. A l’agenda également, un forum de dialogue entre la Sadc et les Etats-Unis, prévu le 13 août, tandis que la conférence publique de la Sadc, se tiendra le 14 août à l’Université d’Antananarivo. Le 15 août sera consacré à la réunion des hauts fonctionnaires et du comité ministériel de la Troïka de la Sadc, portant sur la coopération politique, la défense et la sécurité. Le Sommet de la Troïka est prévu le 16 août, à l’occasion duquel le président du Zimbabwe, président en exercice, transmettra la présidence de la Sadc au président Andry Rajoelina.
F.M
Ayant été mise en connaissance de l’existence d’un conflit entre l’Office Régional du Tourisme de Tuléar (ORTU) et de la Direction régional du tourisme et de l’artisanat local, le ministère du Tourisme et de l’artisanat (MTA) indique avoir pris des mesures pour garantir la mise en œuvre des activités de promotion touristique dans ladite localité.
«Si une organisation est en proie à la discorde, elle ne pourra pas atteindre ses objectifs. C’est pourquoi le ministère a pris des mesures pour suspendre la dissolution du conseil d’administration par certains membres jusqu’à ce qu’une enquête soit menée sur la légalité de la stratégie suivie et à cet égard et sur l’utilisation des fonds publics par cette organisation», rapport le MTA. L’institution a ajouté que l’enquête sera menée par une personne professionnelle et impartiale, extérieure aux deux parties en conflit. Une fois les résultats publiés, cela sera précédé par une Assemblée générale où les membres feront l’objet d’une convocation, conformément aux statuts de l’organisation et décidera à nouveau du cas du conseil d’administration en toute connaissance de cause. Ainsi, le MTA intervient en tant que médiateur dans cette affaire et a précisé qu’il n’est jamais intervenu dans les affaires internes de l’ORTU.
A noter que l’ORTU n’est seulement une association régie par l’ordonnance 60-133, mais un organisme agissant dans le domaine public reconnu d’utilité publique. Cette même ordonnance précise en son article 24 que les organismes agissant dans le domaine public sont soumis à un contrôle particulier de l’Etat. Etant une branche de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), cet organisme a été chargé par le MTA d’une mission de promotion touristique. A cet effet, il bénéficie donc de l’utilisation de fonds publics pour mener à bien ces missions grâce à une participation à hauteur de 50% aux taxes prélevées auprès des hôteliers ou vignettes touristiques.
Jean Riana