Après leurs dons du mois d’avril dernier, les fidèles de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, connus sous le nom de Mormons, continuent d’apporter leur contribution, toujours au titre de l’aide humanitaire. « C’est un don financier issu de l’offrande de jeûne mensuel, correspondant à l’argent économisé », a fait savoir leur représentant, Sedinirina Randrianasolo. En effet, les Mormons jeûnent chaque mois pendant environ 24 heures, en général le premier dimanche du mois, et donnent à l’Eglise une somme au moins égale à la valeur des repas non consommés. L’argent collecté est ensuite versé au programme d’entraide humanitaire pour cibler les familles nécessiteuses.
Dans cette optique, l’Eglise a fait don de 300 tonnes de riz, 11.500 litres d’huile alimentaire et 25 tonnes de légumes secs au Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) hier. « Ce don sera réparti dans les régions d’Atsimo-Andrefana, Androy, Anosy, Atsimo-Atsinanana, Vatovavy, Fitovinany ainsi que Toamasina II dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. La distribution officielle sera lancée ce 13 août prochain à Toliara II », a indiqué le directeur des opérations du BNGRC, le Lieutenant-colonel Haja Andriamitantsoa. Il a ensuite précisé ensuite qu’environ 24.000 ménages au total bénéficieront de ce don.
Recueillies par Sera R.
Ce début du mois d’août marque en général le coup d’envoi de l’exhumation, connue sous le nom de « Famadihana » ou retournement des morts. « Bien que nous soyons en pleine période de lune descendante, ces derniers jours sont propices à la pratique du retournement des morts », a fait savoir Dadanaivo, un « mpanandro » (astrologue) du côté d’Alakamisy Fenoarivo. On a ainsi assisté, ce week-end, à la pratique de ce rite funéraire, notamment sur les Hautes Terres.
Contrairement aux obsèques qui sont empreintes de tristesse, le « Famadihana » transforme le deuil en une célébration festive rythmée par la musique et la danse durant trois jours. Selon les familles, cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans. Elle consiste à sortir périodiquement les défunts du tombeau familial pour changer leurs linceuls ou « Lamba mena » autour d’une grande fête.
C’est un moment de retrouvailles pour renforcer l’unité familiale et à régler les conflits ou rancœurs entre proches dans un esprit de solidarité. Durant cette fête, on sert aux invités du « vary be menaka », un repas constitué d’un plat de riz accompagné de viande de zébu de fosse ou de porc bien gras, ainsi que des boissons hygiéniques et alcoolisées qui coulent à flots.
Un placement sûr
Le « Famadihana » est considéré comme un rituel de placement sûr, en particulier en milieu rural dans certaines régions des Hautes terres.
En effet, comme sa réalisation engage des dépenses considérables, les invités y prennent part en donnant leur quote-part dénommée « Kao-drazana ». Et c’est à ce moment là qu’entre en jeu le principe du « atero k’alao », littéralement donner et reprendre. Lorsqu’arrive le tour de l’exhumation de la famille invitée, il lui faut rendre la quote-part à laquelle elle avait contribué auparavant, mais toujours avec une plus-value. Dans la plupart des cas, ce montant supplémentaire est d’au moins 10 à 20 %. Par exemple, si une famille invitée avait donné 100.000 ariary de quote-part, elle les reprendra à 120.000 ariary lorsque son tour d’exhumation viendra. Dans certaines régions, cette hausse atteindra même 50 %.
Par conséquent, le « Famadihana » devient une sorte de placement pour la famille invitée. Le fait de ne pas s’acquitter de cet « atero k’alao », met la famille défaillante au ban de la société s’il lui arrive quoi que ce soit. Elle sera de ce fait bannie à jamais par la famille et ses concitoyens.
Sera R.
Les grandes vacances mettent les routes malgaches sous pression. A Antananarivo, plus de 6 460 voyageurs prennent quotidiennement le départ depuis les principales gares routières. Environ 340 véhicules de transport public sont mobilisés chaque jour pour répondre à cette forte demande, caractéristique du mois d’août.
Ces chiffres ne représentent qu’une partie des déplacements. Aux transports quittant les principales gares s’ajoutent ceux exploités depuis des terminaux privés, mais aussi les voitures personnelles, les véhicules de location et ceux circulant avec une autorisation spéciale.
Vacances familiales, manifestations religieuses, rendez-vous sportifs, événements culturels et activités de loisirs contribuent simultanément à cette augmentation des déplacements. Parmi les grands axes, la RN7 concentre l’essentiel des mouvements. Elle représente 51,9 % du volume de passagers recensés. Environ 3 350 personnes empruntent quotidiennement cet itinéraire desservant notamment Ambatolampy, Antsirabe, Ambositra et Fianarantsoa, avant de poursuivre vers le sud jusqu’à Toliara.
La RN4, qui permet notamment de rejoindre Mahajanga, arrive en deuxième position avec 22,3 % des voyageurs. Elle devance la RN2 en direction de Toamasina et Fenoarivo Atsinanana, créditée de 13,9 %. La RN6, desservant notamment Ambanja, Ambilobe et Antsiranana, représente pour sa part 11,8 % du trafic de passagers.
Surveillance renforcée
Cette affluence saisonnière conduit l’Agence des transports terrestres (ATT) à accentuer la surveillance. Avant chaque départ, les véhicules concernés doivent faire l’objet de vérifications. Leur état technique et leurs documents administratifs sont contrôlés, tout comme l’aptitude du conducteur à prendre la route. Un véhicule ne remplissant pas les conditions requises ne peut pas quitter la gare.
La vigilance est également renforcée une fois les véhicules en circulation. Les opérations ciblent particulièrement les routes nationales les plus sollicitées, notamment les RN7 et RN4. Parallèlement, une permanence organisée chaque samedi matin doit permettre aux transporteurs d’accomplir plus facilement les formalités nécessaires à l’obtention des autorisations.
La prévention de l’alcoolémie au volant fait aussi partie du dispositif. Dans le cadre d’une coopération avec la Police nationale et la Gendarmerie nationale, des éthylotests ont été mis à disposition afin de contrôler les chauffeurs lorsqu’une consommation d’alcool est suspectée.
Fahranarison
Le Tchad a célébré hier le 66e anniversaire de son indépendance. A N’Djamena, les festivités ont été marquées par un grand défilé militaire, en présence de plusieurs personnalités et délégations étrangères.
Parmi les invités de marque, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a pris part aux cérémonies officielles à l’invitation du président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.
Autre chef d’Etat présent à cette célébration, le président de la transition de la Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam. Le président tchadien avait ainsi convié ses homologues malgache et bissau-guinéen à partager ce moment important de la vie nationale tchadienne.
Pour Madagascar, la participation du président de la Refondation à cette fête nationale constitue également une opportunité de renforcer ses échanges avec les autres dirigeants africains présents à N’Djamena.
Diaspora malgache au Tchad
Au cours de cette visite officielle au Tchad, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a rencontré la communauté malgache vivant dans le pays. Une vingtaine de ressortissants malgaches résident actuellement au Tchad.
Le PRRM a échangé avec eux sur leurs préoccupations, leurs attentes et les difficultés rencontrées au quotidien.
Parmi les principales demandes figure la création de possibilités permettant aux exptriés de partager leur expérience et leur savoir-faire avec les jeunes à Madagascar.
Les démarches administratives ont également été évoquées. Les membres de la diaspora ont notamment demandé une attention particulière pour les Malgaches vivant dans les pays d’Afrique centrale où Madagascar ne dispose pas d’ambassade. Pour certaines démarches, ils doivent actuellement se rendre en Éthiopie.
Enfin, la participation de la diaspora aux élections à Madagascar a été abordée. Les représentants de la communauté souhaitent que des solutions soient étudiées afin de faciliter leur participation aux différents scrutins.
N.A.
En multipliant les consultations avec les forces politiques, le président de la Refondation change progressivement de méthode. Une ouverture qui pourrait cependant bousculer les équilibres établis depuis son arrivée au pouvoir. Car lorsqu’un chef d’Etat élargit son cercle d’écoute, ceux qui détenaient jusque-là le privilège de son oreille peuvent avoir beaucoup à perdre.
Il y a encore quelques mois, le pouvoir de la Refondation donnait l’image d’un entourage relativement fermé, organisé autour du colonel Michaël Randrianirina et de ses soutiens les plus proches. Désormais, les portes s’entrouvrent pour les anciens présidents, tenus jusque-là à l’écart, et d’autres acteurs politiques.
En politique, l’influence ne dépend pas uniquement des titres officiels, elle tient aussi à la proximité, à la capacité d’accéder directement au décideur, de lui transmettre une lecture de la situation et parfois de filtrer celles des autres. Plus le cercle présidentiel est étroit, plus ce privilège prend de la valeur. Mais lorsque le président commence à écouter directement d’autres acteurs, le monopole se fissure. C’est là que le dialogue politique peut provoquer ses premiers remous au sein même du camp de la Refondation.
En tout cas, la logique du pouvoir suffit à comprendre pourquoi cette ouverture pourrait susciter des inquiétudes. Certains soutiens de la première heure ont accompagné le colonel Michaël Randrianirina lorsque le nouveau régime cherchait encore ses marques. Ils ont participé à la construction de son environnement politique et peuvent considérer leur proximité avec lui comme un capital acquis.
En s’ouvrant à d’autres interlocuteurs, le colonel peut confronter les analyses, entendre directement les revendications des autres camps et décider sans dépendre exclusivement de son entourage immédiat. Autrement dit, sortir de sa « tour d’ivoire » pourrait aussi signifier, pour Michaël Randrianirina, s’émanciper progressivement de ceux qui avaient pris l’habitude de murmurer à son oreille.
Tivo Rasam
Nifarana ny alahady lasa teo, teny amin’ny kianja Alarobia, ny fifaninanam-pirenena taranja atletisma, sokajy rehetra. Tsy nisy ny fe-potoana vaovao montsana saingy nisongadina ireo atleta vao nisondrotra. Teo amin’ny vokatra, norombahin’ny ligin’ Analamanga, ny voalohany ho an’ny fandrombahana ny medaly volamena. Saika nisongadinan’ny atletan’izy ireo avokoa ny ankamaroan’ireo “épreuves” nifaninanana. Anisan’izany ny teo amin’ny 10 000 marche “senior”, lehilahy, izay azon-dRamaroson Theophille sy ny 3000 m steeple, vitan-dRalisinirina Marthe. “Mahavelombolo ny fahavitrihan’ny atleta tamin’ity ary efa azo antoka ny mpandimby izay mahavita zavatra tsara”, hoy Andriamahazo Norolalao, filohan’ny federasionina (FMA). Tsiahivina fa hitiliana ireo handrafitra ny ekipam-pirenena ho an’ny lalaon’ny Nosy (JIOI 2027), izy ity. Miisa telo ny fampivondronana ireo atleta mendrika. Hanomboka izany ny volana desambra ary amin’ny avrily ny faharoa. Roa volana mialoha ny lalaon’ny Nosy kosa ny fahatelo.
Tompondaka
Hanomboka anio, any Maputo renivohitr’i Mozambique ny fiadiana ny ho tompondaka ho an’ny tapany atsimon’i Afrika, taranja tenisy, sokajy U12 lahy sy vavy. Enina mianadahy ireo hiaro ny voninahi-pirenena ka telo lahy ary telo vavy. Mitarika azy ireo sady kapitenin’ny ekipa malagasy, i Aina Rafolo.
Nanapa-kevitra ny filohan’ny UBMT, taranja tsipy kanetibe fa hampody an-tanindrazana ireo mpilalaony telo mirahalahy fa tsy hanohy intsony ny «Tournoi estival», tanterahina any France. Anton’izany, raha ny vaovao navoakan’izy ireo, ny tsy faneken’ny federasionina hampilalao an’i Zigle na i Yves izay efa navelan’ny Decines malalaka tsara.
Na resin’i Mali tamin’ny isa 53 no ho 44 aza ny Ankoay, teo amin’ny andro farany amin’ny fifanintsanana hiadiana ny Afrobasket U18, sokajy zazalahy, dia mbola tafita hiatrika ny ampahefa-dalana izy ireo. Ity fihaonana ity dia notanterahina tany Abidjan, ny alahady lasa teo. Ho fantatra eo izay hifanandrina amin’ny Malagasy amin’izany.
Niravona ny savorovoro niteraka tsy fifankahazoana teo amin’ireo mpiasam-panjakana mpanao fanatanjahantena, ny amin’ny fifidianana filohan’ny Asief (Association Sportive Interministérielle pour l’Entretien des Fonctionnaires). Tapaky ny rehetra fa notazomina ny daty hanatontosana ny fifaninanam-pirenena, hotanterahina any Manakara ny 17 – 29 aogositra ho avy izao. Ankoatra izay, haverina ny fifidianana izay ho filohan’ny Asief ka anisan’ny nampiseho «fair-play» nanaiky izany Andrianarison Jean Aimé (John Love), filoha mitondra ny fikambanana ankehitriny. “Noho ny tombontsoa ambonin’ny mpiasam-panjakana no hanekeko hamerenana ny fifidianana”, hoy izy. Samy manolotra olona efatra ireo kandidà, handrafitra ny komity hikarakara ny fifidianana miampy ny an’ny minisiteran’ny Fanatanjahantena sy ny asam-panjakana. Ao anatin’ny 30 andro no hamerenana izany ka ireo kandidà efatra efa nifaninana tamin’ny volana avrily ihany no ekena hiatrika izany.
Tompondaka
Miara-miasa amin’ny “agents recruteurs” any andafy ny Delta United Madagascar, taranja baolina kitra. Ankehitriny, manao fifantenana sy mitily ankizy mahay baolina izy ireo, halefa ho anaty ivontoeram-piofanana sy klioba any Eoropa.
Nanomboka ny sabotsy lasa teo, teny amin’ny kianja Esca Antanimena ny fitiliana sy fifantenana ataon’ny ivontoeram-piofanana Delta United Madagascar, ireo ankizy mpilalao baolina kitra. Nambaran’ny Coach Titi Rasoanaivo fa manerana an’i Madagasikara ny fifantenana fa fanombohana ny eto an-dRenivohitra. Nahatratra hatrany amin’ny 250 tany ireo ankizy namaly ny antso. 17 ka hatramin’ny 20 taona izy ireo.
Fangatahan’ireo «agents recruteurs» telo mirahalahy mipetraka any Slovaquie sy Belgique ary France izany, izay ho avy eto Madagasikara hijery ka haka izay mpilalao voafantina. Ny fahitan’ireo teknisianina vahiny ny fahaizan’ireo Malagasy mpilalao niatrika ny Cosafa tatsy Maurice
no nahasarika azy ireo ka nitady lalana. Tamin’ny alalan-dRasoanaivo Fidy, mpanazatra ny Club M Maurice ny nahitana izao fiaraha-miasa eo amin’ny Delta United sy ireto «agents recruteurs» ireto. «Ao anatin’ny fangaraharana tanteraka ny fifantenana fa tsy misy ankinafinafina na fahalalana olona sy ny mpanazatra fa izay mahay sy ao anatin’ny masontsivana no ho voafantina», hoy hatrany ny Coach Titi. Ankoatra ny fahaizam-baolina, jerena ihany koa ny halavana sy ny haben’ny vatana ary ny toetra sy ny fahaiza-miaina. Hitohy any Avaradrano sy Mahitsy ary Atsimondrano ny fitiliana. Hisy koa ireo olona avy amin’ny Delta United any amin’ny faritra efa manao fitiliana ka hakarina eto Antananarivo izay voafantina any. Hifarana ny volana oktobra ny fifantenana, mialoha ny fiavian’ireo “agents recruteurs” ka mpilalao 24 no hotazomina sy hatolotra azy ireo. Anjarany indray avy eo no maka izay ilainy, hoentina any andafy, hilalao ao anaty klioba.
Tompondaka
Nampahafantarina omaly ny fijoroan’ny Vovonana ho an’ny fanavaozana an’i Madagasikara (VFM). Natao hanamafy ny fiaraha-miasa sy ny fanohanana ny ezaka fanavaozana tarihin’ny filohan’ny Fanavaozana, Kly Randrianirina Michaël, araka ny fanazavan’izy ireo.
Mikendry ny hampivondrona ireo hery velona samihafa ny vovonana, ahitana ireo olom-boafidy am-perinasa sy teo aloha, ireo olobe, tangalamena, olona manana haitarika ary ireo olom-pirenena tsara sitrapo izany vovonana izany. «Handray anjara amin’ny fananganana politika fampandrosoana ara-tsosialy, ara-toekarena ary ara-pitantanana izahay», hoy ny filohany, ny depiote Andrianjanahary Fanomezantsoa. Anisan’ny fototra iorenan’ny VFM ny fihavaozana marina, famindram-po ary fanetren-tena. Eo koa ny fihavanana, fahamarinan-toerana ary firaisan-tsaina. Manampy izany ny fahaiza-mitantana sy ny tamberin’andraikitra marina, miaraka
amin’ny fampandrosoana sy fivoaran’ny fikambanana ary ny olom-pirenena rehetra. Ahitana ben’ny Tanàna maromaro, manohana sy miara-dia amin’ny VFM. Anisan’izany ny ben’ny Tanànan’Ivato, Antsohihy ary Morondava.
Tsiahivina fa filoha lefitra, ny depiote Pety Rakotoniaina, depiote Rakotoarisoa Jhonny avy etsy Ambohidratrimo ary ny depiote Arosy François dit La Banane avy any Nosy Be. Sekretera jeneraly kosa ny depiote Marco Tsaradia, voafidy tao Ampanihy Andrefana.
Synèse R.
La 20e édition du Festival Sobahya se tiendra du 21 au 23 août à Katsepy, Mahajanga. L’événement mettra à l’honneur l’identité sakalava, le patrimoine, les arts ainsi que les traditions qui caractérisent cette contrée.
Pour cette édition anniversaire, les organisateurs ont choisi de conjuguer culture et divertissement. Au programme figurent notamment le «morengy», des expositions, des concours artistiques et culinaires, des danses folkloriques ainsi que le concours Miss Sakalava Antalaotsy. Des actions de sensibilisation à la protection de l’environnement sont également prévues.
Sur le volet festif, Jaojoby, Dah-Vie, Maman’i Tsololo et DJ Abdel figurent parmi les artistes annoncés. Le Festival Sobahya entend ainsi contribuer à la transmission de la culture et des valeurs sakalava aux nouvelles générations, tout en se positionnant comme un espace de valorisation du patrimoine et de l’identité culturelle locale.
Joachin Michaël
La capitale tananarivienne s’anime au rythme de la 7e édition du Festival 321 cette semaine, autour du thème « Dihy sy Tantara ». Initié par la Compagnie Rary, le rendez-vous entend une nouvelle fois mettre en lumière la création chorégraphique contemporaine tout en accompagnant les jeunes danseurs-chorégraphes malgaches dans leur parcours.
Durant sept jours, plusieurs lieux culturels de la capitale accueilleront les différentes activités du festival, notamment la Cité des Cultures, le Tahala Rarihasina, le Tiers Lieu Maison Mahatazana, le Tranompokonolona Analakely et la Bibliothèque municipale. Cette édition propose 34 spectacles, portés par de jeunes créateurs, des compagnies invitées et des artistes internationaux. Des workshops destinés aux danseurs et aux chorégraphes, ainsi que des conférences réunissant des professionnels malgaches et étrangers, permettront également d’aborder les enjeux liés à la création chorégraphique. Le programme comprend par ailleurs deux expositions artistiques, «Dihy Soratra Soradihy» et l’installation «Fa Style».
Le Festival 321 s’ouvre également à la création internationale avec la participation d’artistes venus des Comores, de Maurice et de Suède. Parmi les invités figurent Farid Abdoul El Fatah, des Comores, Marie Christabelle Natalia Bayroo et Jerry Kursley, de Maurice, ainsi que Gwen Rakotovao, danseuse, chorégraphe malgache installée en Suède.
Questionner la création
Le choix du thème «Dihy sy Tantara», littéralement «danse et histoire», invite à porter un regard plus large sur la création chorégraphique. Pour Ariry Andriamoratsiresy, initiateur du festival, «la création de la jeune génération verse dans l’émotion personnelle, fortement marquée par notre vécu et notre situation actuelle», souligne-t-il. Dans ce contexte, il encourage les jeunes créateurs à approfondir leur démarche et à questionner davantage leur environnement. «La création peut puiser dans le passé, se projeter vers l’avenir ou encore s’inspirer des réalités du monde».
Cette réflexion touche également aux conditions de création. «Le soutien financier ne devrait pas devenir la principale motivation à la création. La question du public, de l’éducation artistique et de la sensibilisation reste tout aussi essentielle pour construire une scène chorégraphique durable», a-t-il ajouté.
Il faut rappeler que le Festival 321 tire son nom des formats de création que la Cie Rary accompagne depuis ses débuts, à savoir le trio, le duo et le solo, auxquels s’ajoutent aujourd’hui les créations de groupe. Depuis plus d’une décennie, l’événement œuvre au développement de la scène chorégraphique malgache à travers la création, la formation et les échanges artistiques. Au-delà de la programmation, il revendique une mission d’accompagnement. Les anciens membres et alumni de la Compagnie participent d’ailleurs activement à la réalisation de cette édition, témoignant de la continuité entre les différentes générations d’artistes.
Joachin Michaël
A l’occasion de la remise de don aux sinistrés de Toamasina hier au parvis de l’Hôtel de ville Analakely, le Président de la Délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo, Feno Ralambomanana, a annoncé, que la CUA serait en mesure d’accorder une indemnité mensuelle de 50.000 ariary au titre de l’allocation de logement réclamée par les employés de la commune.
Cette annonce intervient alors que les agents de la CUA ont formulé des revendications concernant la mise en place de cette indemnité à 200.000 ariary.
Selon les informations communiquées, le PDS a rencontré les employés concernés la semaine dernière afin d’échanger sur leurs revendications. Ces discussions ont permis d’aboutir à un compromis autour du montant de 50.000 ariary par mois.
N.A.
La très probable nomination de Marc Dillard comme ambassadeur des Etats-Unis, laisse entrevoir un choix stratégique dans la diplomatie américaine à Madagascar. Le 7 août, la Maison-Blanche a transmis au Sénat sa candidature au poste d’ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar et aux Comores. Cette décision intervient alors que les dossiers économiques et sécuritaires prennent une place croissante dans les relations entre Washington et Antananarivo.
Diplomate de carrière, membre du Senior Foreign Service au rang de Minister-Counselor et disposant d’une solide expérience dans l’analyse de politico-économique au Département d’Etat américain, Marc Dillard connaît bien le continent africain. Après avoir servi au Kenya, il a rejoint en 2025 l’ambassade américaine en Afrique du Sud comme numéro deux de la mission. Son éventuelle arrivée à Antananarivo placerait donc aux commandes un diplomate habitué aux enjeux politiques et économiques africains, particulièrement ceux de la région australe.
Les échanges commerciaux tiennent déjà une part importante dans la relation bilatérale. En 2025, les échanges de marchandises entre les deux pays ont atteint 755,9 millions de dollars. Madagascar a exporté pour 695,5 millions de dollars vers les Etats-Unis, contre seulement 60,4 millions d’importations. En outre, le pays reste éligible à l’Agoa en 2026, le programme commercial américain ayant été prorogé jusqu’au 31 décembre.
En avril, Antananarivo accueillait déjà le Madagascar-United States Trade and Investment Symposium, pour favoriser des partenariats commerciaux et des investissements plus concrets. Ainsi, le futur ambassadeur aura également comme défi de développer la présence économique américaine dans le pays.
Intensifier le partenariat
Le calendrier donne également à cette nomination une autre dimension. Le 4 août, trois jours avant la transmission du dossier de Marc Dillard au Sénat, une délégation de l’US Coast Guard a évalué les mesures de sûreté du port de Toamasina dans le cadre de son programme international de sécurité portuaire. Pour rappel, les garde-côtes américains ont annoncé en février la révocation d’exemptions dont bénéficiaient certaines installations portuaires malgaches.
Les signaux ne se limitent pas au commerce et aux ports. En juin, l’ambassade américaine a organisé des rencontres de haut niveau avec les autorités malgaches. Commerce, sécurité et dialogue politique tendent ainsi à prendre davantage de place dans la relation bilatérale.
Si le Sénat confirme sa nomination, Marc Dillard n’arrivera donc pas seulement pour gérer une relation diplomatique existante. Il prendra ses fonctions à un moment où Washington et Antananarivo cherchent à intensifier leur partenariat.
Tivo Rasam
Ces derniers temps, les affaires de disparitions et de découvertes macabres semblaient s’être quelque peu calmées. Il faut reconnaître les efforts des autorités pour rétablir progressivement la sécurité, aussi bien dans les villes que dans les zones rurales.
Un autre constat mérite toutefois d’être souligné. Certains cas de disparition, suivis de près, relevaient de fugues ou de départs volontaires. Quelques jours après le signalement, la personne portée disparue réapparaissait. Cela ne signifie évidemment pas que tous les faits rapportés par les médias et les réseaux sociaux étaient infondés. Des disparitions et des découvertes de corps ont bien eu lieu. Mais certains faits ont été amplifiés, provoquant la panique. Les rumeurs ont aggravé la situation, certains tentant même d’exploiter cette peur à des fins politiques.
Qu’on le veuille ou non, cette période a profondément marqué la société malgache. La méfiance s’est installée partout. On hésite à parler à un inconnu, à s’approcher d’un enfant que l’on ne connaît pas, voire à toucher quelqu’un. La simple proximité avec autrui pouvait devenir source d’angoisse, alimentée par les histoires de personnes perdant connaissance après un simple contact.
Plus grave encore, des innocents ont été victimes de vindictes populaires déclenchées par des rumeurs. Certains ont échappé de peu à une foule qui voulait les brûler vifs. En quelques jours, le «fihavanana», cette solidarité si fragile et si précieuse aux Malgaches, a été sérieusement ébranlé.
A qui profite le crime ? La question mérite d’être posée lorsque la peur collective devient un instrument entre les mains de ceux qui cherchent à en tirer profit.
Aujourd’hui, un autre débat tente de s’imposer : celui de l’État unitaire ou de l’État fédéral. Ces deux modèles existent dans de nombreux pays. Mais sommes-nous réellement prêts à faire ce choix ? Chacun est libre d’y répondre. Le danger serait de voir ce débat servir de prétexte à ceux qui cherchent à diviser davantage les Malgaches.
Les modèles politiques peuvent évoluer et les structures institutionnelles être discutées. Mais encore faut-il préserver l’essentiel : ce qui nous unit. Comme le dit le proverbe malgache : « Tsy misy masiaka noho ny sakay fa rehefa ifanarana lany ihany ». Autrement dit, aucune amertume ne résiste lorsque l’on se rassemble autour d’une même volonté.
Après avoir été fragilisés par la peur et les rumeurs, ne laissons pas nos désaccords achever ce que le «fihavanana» a mis tant de temps à construire.
Rakoto
Fankalazana telo sosona no hotanterahina ny sabotsy 15 aogositra ho avy izao, ao amin’ny efitrano Havoria Anosy. Eo ny taon-jobily volafotsy (50 taona) ny Sampana Tanora Kristianina (STK) Tia FJKM Andraisoro Kristy Fehizoro. Ny faha-35 taona namoronan’Atoa Razafindrazaka Handrisoa, hira fiderana tao amin’ny antoko mpihira Anjomaran’ny Fitiavana, FJKM Tranovato Fitiavana Toamasina ary ny faha-25 taonan’ny Rantsana Fialamboly sy Fanatanjahantena (RFF) ao amin’ny FJKM Amparibe Famonjena. Noho ireo tombon-taona ireo, nanapa-kevitra ny tomponandraikitra fa atambatra iray ny fisaorana sy fiderana ary ny fanomezam-boninahitra an’Andriamanitra.
Hisy kaonseritra iray lehibe nomena ny lohateny “Asandrato”, iarahan’ireo antoko mpihira telo tonta ireo. Hotanterahina ao amin’ny efitrano Havoria Anosy, ny sabotsy 15 aogositra ho avy izao, manomboka amin’ny 3 ora folakandro.
Hiavaka ny seho, satria, ankoatra ny seho hiakaran’ny tsirairay sehatra. Hisy koa fiarahana mihira. Anelanelana ny rindran-kira ny fanomezana tenin’Andriamanitra. Matihanina ny jiro sy ny haingon-tsehatra. Nosafidiana ho teny faneva ny soratra masina nalaina tao amin’ny Isaia toko faha-40 andininy faha-9 : «Asandrato mafy ny feonao, asandrato, fa aza matahotra. Lazao amin’ny tanànan’ny Joda hoe : Indro Andriamanitrareo».
HaRy Razafindrakoto
Efa tazana hatry ny ela ? Hanana ny hoaviny mamiratra ny tontolon’ny jazz eto Madagasikara. Nientana ny teny an-tsehatra. Tahaka izany ihany koa ny mpijery. Maro ny feo re fa niavaka ny…
«… Mahay ianareo Malagasy, indrindra fa ny tanora. Manan-talenta ianareo… », hoy ireo vahiny tonga teny amin’ny famaranana ny fampisehoana an-tsehatra niarahana tamin’ny hetsika kolontsaina sy zavakanto « Jazz@Tohatohabato » taona 2026. Lafiny teknika, voafehin’ireo mpandray anjara tsara ny zavamaneno teo am-pelatanany. Fampiarahana talenta, nisongadina tanteraka ny fisian’ny rindra ahafahana manasongadina ny hakanton’ny jazz. Tsy ny hetsika Jazz@Tohatohabato irery intsony no nahatafapetraka sy nahatafita ny dingana nokendreny, fa ny lazan’i Madagasikara sy ny kanto eo aminy no nanana ny laza vaovao indray.
Nientana ny teny an-tsehatra. Tsy latsa-danja tamin’izany ireo mpijery tonga maro teo amin’ny tohatohabaton’Antaninarenina. Anisan’ny nampiavaka ity andiany ity rahateo ny fahitana fa somary nanatombo kokoa ny isan’ny tanora teo amin’ny fandraisana anjara fa indrindra ny mpijery. Tanora mifantoka, naka sy nitrandraka ireo kanto hitan’ny masony sy ren’ny sofiny.
Tarika Raozy Gasy, Jazz Kids, aponga Drumline, Jazz Club CGM, Vahandanitra, Soahary, O’Leity, Nantis, Ny Ray Fanaiky, Trifinity Soul, The Revery, 4/4, Joro J Project, 18,3, Mahefa Ramiandrisoa Quartet, Gaelle Tsirininofy, Vazo Lee, Big Band Kely, Tsanta Randri, Veto, Faniah, Mad’in Voyage. Samy nahaliana ny mpijery tonga maro tetsy amin’ny tohatohabaton’Antaninarenina avokoa ny tolotra nomeny, omaly. Miandry ny andiany manaraka indray ny rehetra.
HaRy Razafindrakoto
75 ny distrika nahitana trangana Mpox hatramin’ny faran’ny herinandro teo, 34 no manana marary amin’izao fotoana izao, araka ny fanambaran’ny minisiteran’ny Fahasalamam-bahoaka, omaly. Nanomboka ny 18 desambra ka hatramin’ny 8 aogositra, nahatratra 3272 ny tranga voamarina, 22 no maty ary 2342 ireo sitrana.
Misy fampitandremana noho ny hamafin’ny rivotra any amin’ny morontsiraka atsimo andrefana sy atsimon’ny Nosy noho ny tsioka atsimo. Hahatratra 55 km isan’ora indraindray ny hamafin’ny rivotra. Hanomboka ny rahampitso hatramin’ny alakamisy ho avy izao ny filazana miloko maitso mahakasika an’i Morombe hatrany amin’ny tanjona Vohimena.
Ao anatin’ny fanomanana ny lalao nasionaly ho an’ny fanatanjahantena an-tsekoly 2026 tanteraka ny minisiteran’ny Fanabeazam-pirenena sy ny minisiteran’ny Fampianarana teknika sy ny fanofanana arakasa. Nanatanteraka fitsidihana tao amin’ny CEG Mahabibo, Mahajanga, izay fitsirihana ara-pahasalamana ireo mpandray anjara ny minisitra roa tonta ho fitsinjovana ny fahasalamana sy ny fahavononan’ireo mpianatra hiatrika izany. Hanomboka anio ary hifarana ny 16 aogositra ny hetsika ao Mahajanga.
Manao hetsika ho an’ny ray aman-dreny manana zanaka hafakely ny Autisme Madagascar. Tanterahina amin’ny faritra 10 manerana ny Nosy izany. Mihaino sy manampy azy ireo amin’ny fitaizana ny zaza izany. Miara-miasa amin’ny manam-pahaizana manokana toy ny Dokotera sy mpandinika ny saina ny fikambanana. Tanjona ny fanohanana ho enti-manampy ny ray aman-dreny amin’ny fitantanana ny fihetsem-po, adin-tsaina sy ny maro hafa izay iainan’ny zaza amin’ny andavan’andro. Manampy be dia be amin’ny fitaizana izany, araka ny fanazavana.
Mikarakara fotoana natao hitsaharana na hiatoana (répit) ny tomponandraikitra. Ahitana izany ny ivon-toerana mampifandray misy ny Autisme Madagascar eto Analamanga, Anosy, Diana, Boeny, Atsinanana, Alaotra Mangoro, Vakinakaratra, Menabe, Matsiatra Ambony, Atsimo Andrefana,
Natao hakana aina sy hialan’ny ray aman-dreny na ny olona mpanampy mikarakara ny olona manana fahasamihafana sasatra izany. Tena manan-danja satria fanohanana azy ireo amin’ny andraikitra sahaniny isan’andro manoloana ny olona iadidiany. Matetika ny sabotsy no hanaovana azy arakaraka ny fahafahan’ny ivon-toerana tsiriairay any amin’ny faritra.
Efa fandaharanasan’ny Autisme Madagascar hatramin’izay 10 taona mahery nijoroany ilay fiatoana, tolo-tanana ho an’ny ray aman-dreny. Mbola mitohy izany ankehitriny, noho ny fahatsapan’ny fikambanana fa zava-dehibe ny fahalalan’ny fianakaviana fa tsy irery izy ireo.
Vonjy
Hametrahana “Campus Universitaire” ao Ankadinanahary, Ambositra. Nidina ifotony nijery ny ametrahana izany ny minisitry ny Fampianarana Ambaratonga Ambony sy ny fikarohana ara-tsiansa, Pr Ravonimanantsoa Ndaohialy Manda-Vy. Niara-dalana azy tamin’izany ireo manam-pahefana ao an-toerana, ny faran’ny herinandro teo. Tsy miandry ela, hapetraka amin’ny herinandro ho avy izao ny vato fototra. Tanjona amin’ny fanorenana foto-drafitra maoderina sy mendrika ny hampiakarana ny lenta sy ny kalitaon’ny fampianarana ambaratonga ambony.
Tafiditra ao anatin’ny fanatsarana ny tolotra ara-pampianarana isam-paritra, misy ny vinavina fametrahana ofisin’ny bakalorea isaky ny oniversitem-paritra tahaka ny efa misy any Sava, Itasy, Vakinankaratra ary Analanjirofo izao ezaka izao.
Nitsidika ny Univam koa ny minisitra, ary nihaona tamin’ireo tompon’andraikitra notarihin’ny filohan’ny oniversite.
Taorian’ny fitsidihana tany Ambositra, nitohy tao Fandriana ny dia. Nitsidika ny fanorenana efitrano fianarana ho an’ny Univam- Annexe ao Fandriana ny minisitra. Nihaona tamin’ny mpianatra, mpampianatra, mpandraharaha izy. Nifantoka tamin’ny fifampiresahana momba ny zava-misy sy ny filan’ny fampianarana ambaratonga ambony ny dinika. Nialoha izany, nisy ny velatsihy niarahana tamin’ireo mpisehatra ireo.
Vonjy