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Mis à jour : il y a 1 heure 54 min

Médecins: le MCR appelle à une mobilisation nationale pour repenser l’avenir de la profession

mer, 06/03/2026 - 07:25

Les médecins de tout Madagascar sont appelés à se réunir à Antananarivo les 24 et 25 juillet à l’occasion de l’Assemblée générale nationale des Médecins conscients pour la refondation (MCR). Une rencontre présentée comme un rendez-vous majeur pour l’avenir de la profession et du système de santé malgache.
Fonctionnaires, praticiens du privé, médecins libéraux, jeunes diplômés ou en­core retraités, le MCR lance un appel sans distinction à l’ensemble du corps médical du pays. L’organisation entend rassembler les professionnels de santé autour d’une même table afin de débattre des défis auxquels fait face la médecine à Madagascar et d’identifier des pistes de réforme durables.
L’assemblée générale se veut plus qu’une simple réunion statutaire. Selon les organisateurs, les échanges porteront sur les difficultés rencontrées dans l’exercice quotidien de la profession, les conditions de travail des médecins, l’organisation du système de santé ainsi que les perspectives d’amélioration au bénéfice des praticiens et des patients.

Une réflexion collective pour des solutions concrètes

Sous le slogan « Réfléchir, proposer, agir ensemble », le MCR ambitionne de faire émerger des recommandations concrètes face aux enjeux actuels du secteur. L’association estime que les mutations auxquelles est con­frontée la santé publique nécessitent une mobilisation collective et une prise de parole forte de la communauté médicale.

Fahranarison

Catégories: National

Santé de proximité: la CGHV équipe et forme les personnels de trois CSB

mer, 06/03/2026 - 07:24

La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) a renforcé les capacités de trois Centres de Santé de Base (CSB) du district de Toamasina II au cours du mois de mai. Il s’agit d’actions d’accompagnement des communautés situées dans sa zone
d’intervention. L’action a bénéficié au CSB II de Fanandrana, au CSB II d’Ambodilazana et au CSB I d’Ambodikily.
Elle fait suite à une évaluation des besoins réalisée en novembre 2025 avec l’appui d’Assistance Plus. Le projet a été mené en étroite collaboration avec le Service de district de la Santé publique (SDSP) de Toa­masina II, sous la supervision du Médecin inspecteur du district.
Outre la remise de matériels médicaux, la CGHV veut aussi développer les compétences des agents de santé. Les bénéficiaires ont suivi des formations adaptées à leurs réalités professionnelles. Les modules ont porté sur les gestes de premiers secours, les préparatifs nécessaires à la prise en charge des patients, les terminologies utilisées dans les communications médicales ainsi que l’utilisation, la gestion et l’entretien des équipements.
« Ces formations visent à renforcer les capacités opérationnelles des personnels de santé et à garantir une utilisation optimale des matériels mis à leur disposition », ont souligné les organisateurs. Les sessions ont alterné théorie, exercices pratiques, simulations et évaluations afin de favoriser une meilleure assimilation des connaissances.

Santé de proximité
Chaque centre de santé a également reçu un important lot d’équipements médicaux. Parmi les matériels remis figurent des tensiomètres, des stéthoscopes, des oxymètres de pouls, des thermomètres, des otoscopes, des glucomètres, des boîtes de petite chirurgie, des stérilisateurs, des insufflateurs manuels pour adultes ainsi que des pèse-personnes mécaniques.
« Ces équipements permettront d’améliorer les conditions de travail des équipes médicales et la qualité de la prise en charge des patients au niveau local », ont indiqué les responsables sanitaires présents lors de l’opération.
« Le dialogue avec les acteurs du terrain et la réponse aux besoins identifiés demeurent au cœur de notre démarche », a rappelé la CGHV. Il s’agit de renforcer les services de santé de proximité au bénéfice des communautés.

Arh.

Catégories: National

JCA: Clin d’œil aux étudiants de la SAVA à Toamasina

mer, 06/03/2026 - 07:24

Gratuité. À l’initiative des Jeunes cadres d’Antalaha (JCA), une rencontre s’est tenue, samedi dernier, à l’Université Barikadimy de Toamasina avec les étudiants originaires de la région SAVA. L’événement a réuni les présidents des associations estudiantines d’Antalaha, de Sambava, de Vohémar et d’Andapa.

La rencontre s’est déroulée sous la coordination de Jaonary Nerapide, Coordonnateur international des JCA et de son équipe, aux côtés d’Azad Fenovavy, gérant-propriétaire de Pre­mium Express. A cette occasion, une convention de partenariat a été officiellement signée. Elle vise à renforcer l’accompagnement des étudiants originaires de la région SAVA poursuivant leurs études à Toamasina.
Selon la communication des JCA, cette initiative traduit la volonté commune des Jeunes Cadres d’Anta­laha et de leurs partenaires de soutenir la réussite académique des étudiants et de consolider la solidarité entre les jeunes issus de la SAVA. Dans les détails de cet ac­cord, les étudiants bénéficieront de la gratuité du trans­port maritime pendant les vacances universitaires. Les familles pourront également envoyer gratuitement des vivres et produits de première nécessité vers Toamasina.
Le dispositif prévoit en outre une priorité d’accès aux avantages pour les étudiants les plus méritants sur le plan académique. Par ailleurs, le major des majors des étudiants originaires du district d’Antalaha au cours d’une année universitaire bénéficiera de la prise en charge de ses frais d’inscription. « Cette initiative s’inscrit dans une vision de solidarité active entre les enfants de la SAVA, afin de soutenir les étudiants, alléger les charges des parents et encourager l’ex­cellence académique comme moteur de développement de notre région », a soutenu le coordonnateur international des JCA, Jaonary Nerapide.

Rakoto

Catégories: National

Mercredi des idées en goguette: Mémoire courte

mer, 06/03/2026 - 07:23

L’histoire, dit-on, est condamnée à se ré­péter. Mais est-il si difficile d’apprendre des erreurs du passé ? Ou bien, une fois arrivé à des postes de responsabilité, perd-on la maîtrise de ses prises de position ? Des questions qui peuvent sembler banales mais qui restent profondément légitimes avec tous ce qui se passe ces derniers jours. Car, malgré les tentatives de justification, malgré les discours de défense parfois bien rodés, une réalité demeure : au final, ce sera toujours au peuple de s’exprimer, tôt ou tard.

Ces interrogations prennent tout leur sens aujourd’hui, à l’heure où les scandales se multiplient et s’amplifient sur les réseaux so­ciaux. Chaque jour ou presque, une nouvelle affaire éclate, mettant en cause telle ou telle personnalité. Chacun tente alors de se défendre, parfois maladroitement, souvent dans la confusion et quelquefois mê­me en alimentant davantage les soupçons.

Voir un chef d’institution monter au créneau non pas pour défendre son institution mais pour prendre position en fa­veur d’une personnalité, interroge. Certes, chacun est libre de ses engagements. Mais à ce niveau de responsabilité, la fron­tière entre fonction pub­lique et position personnelle devrait rester claire.

Ce qui inquiète aussi, c’est l’accumulation. Une photo prise dans une prison, des conversations téléphoniques diffusées en ligne, des révélations en tout genre… Pour le moment, certains de ces éléments pourraient paraître anodins. Mais mis bout à bout, ils dessinent un climat qui n’augure rien de bon. Une forme de mémoire courte où les leçons du passé semblent rapidement oubliées.

L’histoire récente du pays nous l’a pourtant déjà montré car les scandales à répétition, même ceux considérés comme mineurs, finissent toujours par produire des effets bien réels. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter très loin pour s’en souvenir. Quel­ques mois auparavant suffisent.

Mais au-delà des querelles politiques et des rivalités personnelles, le véritable enjeu est ail­leurs. Le plus grave, ce ne sont pas les tensions entre acteurs politiques, ni les polémiques qu’ils entretiennent. Ce sont leurs impacts sur la vie quotidienne des gens.

Une descente sur la place du 13 mai, par exemple, n’est jamais anodine. Elle entraîne des dommages collatéraux avec le ralentissement économique, les pertes pour les commerçants ou encore la perturbation de la vie urbaine. Et ce sont, encore une fois, les citoyens ordinaires qui en paient le prix.

Aujourd’hui, alors que le monde traverse une période de turbulences marquée par une cri­se économique globale, notre pays semble encore prisonnier de tensions politiques sans fin. Com­me si l’essentiel était relégué au second plan.

Rakoto

Catégories: National

Aires protégées d’« Amoron’i Onilahy »: transfert de gestion à six VOI

mer, 06/03/2026 - 07:23

Dans le cadre d’une gestion durable de nos ressources naturelles, on vient de renouveler pour les dix prochaines années, les contrats de transfert de gestion à six associations communautaires ou «Vondron’olona ifotony» (VOI) qui sont gestionnaires de l’Aire protégée Amoron’i Onilahy, de la région Atsimo Andrefana. «Cette reconduction fait suite à une évaluation positive de leurs précédents contrats de trois ans. Une évaluation réalisée par la Direction régionale de l’environnement et du développement durable de l’Atsimo Andrefana», selon le ministère de l’Environnement. Témoignant ainsi d’une bonne gouvernance des ressources naturelles, d’une participation active de la population locale et, surtout, de la prise de responsabilité face aux différentes pressions qui pèsent sur les ressources naturelles. Pour ce faire, on a ainsi procédé à la surveillance renforcée à travers les patrouilles communautaires, la restauration écologique des écosystèmes dégradés, la sensibilisation à la protection des espèces et des habitats naturels, et veillent à l’application des règles locales ou «Dina».

«Cette dynamique exemplaire portée par les communautés de base reflète ce qui fait la spécificité des Malgaches : le Fihavanana, qui ne se limite pas aux relations entre les personnes, mais englobe aussi le lien entre l’homme et l’environnement», a souligné le ministre de l’Environnement, Nolave Luck Aristide Andriatsihala, dans son allocution à cette cérémonie de reconduction.

Sera R.

Catégories: National

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